Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 14:20

 

DÉMOCRATIE et INTERNET


La mondialisation ne fait disparaître ni l’État ni la nation qui ne représentent plus des champs clos de l’expérience humaine. Elle suscite une très forte demande de politique qui reste insatisfaite. La crise économique constitue à cet égard un puissant révélateur. Elle est le miroir de la crise du politique qui a jusqu’à présent été incapable d’inventer les modalités pour traiter des enjeux transfrontaliers sur lesquels les politiques nationales n’ont qu’une prise indirecte.


Certains estiment que la façon dont ont été désignés le nouveau Président de l’Union européenne et la responsable de sa politique étrangère contribue à éloigner l’Europe des citoyens désabusés par ce marchandage entre États pour le partage des postes.


Lorsque le référendum sur la construction de nouveaux minarets en Suisse débouche sur un net refus, on s’empresse de dénoncer ce recours à la démocratie directe. Comme si, même dans le cas où les élections qui suscitent une participation modeste aboutissent à la formation de gouvernements qui ne disposent que d’une majorité toute relative, la démocratie devait se limiter au processus électoral.


Ceux qui dénoncent la démocratie d’opinion ou l’indifférence des citoyens semblent se satisfaire d’une gouvernance pilotée au gré des sondages et des intérêts dominants. Et il en est peu pour s’interroger sur le fait que les questions qui concernent les affaires mondiales et donc parmi les plus significatives pour les citoyens ne font guère l’objet de débats à l’occasion des élections et échappent en pratique au contrôle des citoyens. Ni la guerre en Irak ni celle en Afghanistan n’auraient eu lieu si les citoyens avaient été consultés et si avaient pu être mises à jour les manipulations auxquelles se sont livrés des responsables politiques qui n’en rendront jamais compte.


Dans cette perspective, et au lieu de rêver d’un impossible gouvernement mondial et de se satisfaire du directoire des pays riches que constituent le G20 comme le G7 – gardant à l’écart le G172 suivant l’expression d’Abdou DIOUF - , il importe d’imaginer et d’expérimenter des formules qui favoriseront la prise de conscience des enjeux à tous les échelons – local, national, extranational – et la mobilisation pour stimuler la préparation et la prise des décisions qu’appellent les enjeux globaux en appelant tous les acteurs concernés, publics et privés, à s’y engager.


Il faut saluer à cet égard les initiatives prises par divers organismes, et notamment par ceux qui ont participé au Forum européen sur la démocratie personnelle qui vient de se tenir à Barcelone et dont Hubert Guillaud rend compte dans un article publié par LeMonde.fr le 27 novembre 2009

 

 

 

Réinventer la démocratie à l’heure des réseaux et de la transparence, par Hubert Guillaud LeMonde.fr 27.11.09

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/27/reinventer-la-democratie-a-l-heure-des-reseaux-et-de-la-transparence_1273222_651865.html

 

La première édition du Personal Democracy Forum Europe qui s’est tenu à Barcelone les 20 et 21 novembre 2009 a été l'occasion d'explorer plusieurs manièrers de "hacker" et réinventer la politique. Tour d'horizon de trois pistes évoquées.

DÉVELOPPER DES OUTILS DE MASSE POUR TOUT UN CHACUN

Tom Steinberg est le directeur de MySociety, une association britannique qui développe des sites web pour améliorer la vie démocratique. Parmi les nombreuses réalisations de MySociety, Tom présente longuement FixMyStreet (littéralement, “répare ma rue”), un site web permettant aux citoyens de faire part, très simplement, des problèmes locaux, dans leur rue, dans leur quartier. Des problèmes qu’ils voudraient bien voir résoudre par leurs élus (véhicules abandonnés, nettoyage, lampadaires défectueux, graffitis…). Tous les signalements sont documentés et agrégés et chacun est adressé par mail aux services de la municipalité correspondante par le service - libre à eux d’y répondre ou pas. Pour 6500 euros de développement, FixMyStreet a permis de signaler quelque 50 000 problèmes dont la moitié ont été traités et résolus.

Il y a plusieurs façons de faire de la politique et de la démocratie en ligne, rappelle Tom Steinberg. Il n’y a pas que le lobbying, les campagnes électorales ou l’engagement dans les partis politiques qui intéressent les citoyens, il y a aussi et d’abord les problèmes qu’ils rencontrent dans leur quotidien. FixMyStreet adresse des problèmes concrets et publics et les rend visibles, accessibles à tous, transparents. En les rendant visibles, on oblige les autorités à agir.

What do They Know (littéralement, “que savent-ils ?”) est un autre exemple de site réalisé par MySociety. Les utilisateurs choisissent le service public dont ils attendent une information précise et la leur adressent. A nouveau, le site web se charge d’envoyer la requête au service en question, et de publier les réponses obtenues afin que chacun puisse en prendre connaissance. On a le droit de demander des informations à nos autorités et ceux-ci ont le devoir de nous répondre (ce qu’ils ne font pas toujours), précise Tom Steinberg. En portant les demandes en ligne,on change la manière dont les services publics répondent. “Il ne faut pas tant se battre pour la liberté de l’information que pour développer des services concrets qui vont apporter des réponses aux questions des gens”, explique Tom Steinberg. “Le traitement par défaut d’un problème par les autorités est de le considérer comme privé et de le cacher.” Mais c’est en l’adressant publiquement qu’on parvient à le traiter. Le but, explique-t-il, par le biais des démonstrateurs qu’il met en place, n’est pas de créer de nouvelles lois ou de rêver à une société idéale… “On n’a pas besoin de dynamite pour changer les choses”, précise-t-il en évoquant le site de pétitions adressées au premier ministre britannique qu’il a mis en place. “L’information n’est pas suffisante : l’information a besoin d’actions”, clame l’activiste convaincu et convaincant.

Pour cela, il faut s’intéresser aux besoins des gens. “Il faut s’adresser aux gens de la base, car ce sont eux qui vont le mieux comprendre vos projets. Nous avons besoin de relations avec eux pour bâtir de bons services. Ce sont les services transparents qui sont les plus efficaces sites démocratiques. Le service est la clef. Construisons juste des services que les gens sauront utiliser. Personne ne construit des outils de masse pour les utilisateurs européens”, rappelle Tom Steinberg. “Pourquoi alors serions-nous surpris de voir que les gens ne s’intéressent pas à la chose politique en Europe ?”

FAVORISER L’AUTO-ORGANISATION

Scott Heiferman est le président et cofondateur de Meet Up, le célèbre service qui permet de créer des rencontres en réseaux, où les gens s’organisent en ligne pour se connecter et rencontrer localement. Il y a désormais plus de 30 000 groupes sur MeetUp : des groupes de plus en plus internationaux. Les gens s’auto-organisent pour tout un tas d’action, développe Scott Heiferman : pour faire des rencontres politiques bien sûr, mais pas seulement, désormais ce sont des échanges autour du babysitting ou du bricolage qui marchent le plus. Tout peut-être réinventé par les gens qui s’auto-organisent, s’exclame l’enthousiaste Scott Heiferman. Le but de la démocratie électronique n’est pas que les autorités parlent aux gens ou que les gens parlent plus aux autorités, mais que les gens se parlent plus entre eux.

L’information ne fait pas tout. La transparence n’est pas assez. L’information a besoin d’action. Notre droit à nous exprimer librement et à accéder à l’information ne sont pas nos seuls droits. Chacun a aussi le droit de s’assembler et de faire libre association”, mentionne-t-il. L’auto-organisation, c’est ce que l’internet permet de mieux, comme le montre Wikipédia, Twitter ou les échanges P2P. Et ce pas seulement en contre, mais aussi de manière positive ou constructive !

LES VERTUS DE LA TRANSPARENCE

Ellen Miller est l’une des cofondatrices de la Sunlight Foundation, la célèbre association américaine qui est au coeur du mouvement pour la transparence et qui développe des outils technologiques pour la favoriser et pousser les autorités à l’ouverture.

La transparence n’est pas une panacée pour nos démocraties, car nos démocraties sont compliquées. Mais force est de reconnaître qu’en tant que citoyens, nous naviguons dans le noir sur la manière dont fonctionnent nos gouvernements, explique Ellen Miller. En ce sens, la technologie est une révolution, explique-t-elle avant de revenir en détail sur l’histoire américaine de ce mouvement et sur les multiples réalisations qui ont été mises en oeuvre - et d’évoquer Carl Malamud de Public Resource.org qui a développé le System Edgar, OpenSecrets.org ou Maplight.org qui permet de voir comment l’argent influence le vote des politiciens américains, Porkbuster, un célèbre blog qui surveille les gabegies des institutions américaines, OpenCongress.org qui permet aux gens de surveiller et d’agréger de l’information autour de projets de loi et qui a déjà recueillis plus de 100 000 commentaires, FedSpending et USAspending…).

Elle rappelle que nous avons besoin d’informations lisibles par les machines et pas seulement par les humains et que l’une des raisons qui les poussent à faire ce travail est de changer les formats dans lesquels les informations sont produites.

Mais les vrais moteurs de la Sunlight Foundation reposent sur :

  • montrer les vertus du cycle de la transparence

  • changer la relation au gouvernement

  • renforcer la confiance dans le gouvernement.

La transparence, la collaboration et l’engagement sont d’ailleurs pour elle les trois principaux indicateurs de la démocratie. Avec la Sunlight Foundation, Ellen Miller souhaite qu’on passe d’une culture de la consommation à une culture de la cocréation, sur le modèle que commence à esquisser le gouvernement américain qui a libéré des données publiques pour permettre aux citoyens de les utiliser. En termes de participation des citoyens, ce sont assurément les premiers pas qui comptent…

 

Par PlanetAgora
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 10:14
RENCONTRE - DÉBAT : PARIS – 27 avril 2009
Théâtre National de Chaillot – Grand Foyer (lieu où fut signée la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948)

PROGRAMME

15h Ouverture

Koïchiro Matsuura – Directeur Général de l’UNESCO
Rama Yade – Secrétaire d’Etat chargée des affaires étrangères et des droits de l’Homme
Olivier Poivre d’Arvor – Directeur de Culturesfrance

 

15h30 Table ronde N° 1 : « La convention sur la diversité culturelle a-t-elle contribué à modifier le paysage culturel mondial dans le sens de la pluralité ? La diversité culturelle a-t-elle investi le champ des relations internationales sur le plan politique ? »

 

Yasmina Khadra, écrivain, Directeur du Centre culturel algérien de Paris
Jacques Toubon, député européen, ancien ministre de la Culture, président de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration
Jacques Martial, acteur, Président du Parc et de la Grande halle de La Villette
Marie-Cécile Zinsou, Présidente de la Fondation Zinsou, Bénin
Samira Hanna-el-Daher, Membre du Conseil Exécutif de l’UNESCO
Jean Tardif, ancien haut fonctionnaire du Ministère des relations internationales du Québec, délégué général de Planetagora
Manuel Carrilho, philosophe, ancien ministre de la Culture du Portugal, Ambassadeur du Portugal à l’UNESCO

17h Table ronde N°2 : « Peut-on attendre des effets de la convention sur la diversité culturelle sur l’économie de la culture ? »

 

Françoise Benhamou, Professeur à l’Université de Paris XIII, spécialiste de l’économie de la culture
Pascal Rogard, Directeur général de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques
Mario d’Angelo, Professeur à l’Université de Paris IV
Bernard Ramanantsoa, Directeur Général de HEC
Patrick Zelnik, Président Directeur Général de Naïve
Françoise Rivière, Directrice Générale Culture de l’UNESCO

 

18h00 Conclusion : « La diversité culturelle, un enjeu de civilisation ? »

 

Jack Lang - ancien ministre de la Culture et de l’Éducation

18h30 : Réception

Biographies

KOÏCHIRO MATSUURA
Diplomate japonais, M. Matsuura a été président du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO de 1998 à 1999, avant d’être élu directeur général de l’UNESCO le 15 novembre 1999, où il mène une réforme institutionnelle, sur les question d’éducation pour tous, de gestion des ressources en eau douce et de préservation des arts vivants et des cultures.

RAMA YADE:

YASMINA KHADRA
De son vrai nom, Mohamed Moulessehoul, Yasmina Khadra s’est longtemps caché derrière ce pseudonyme féminin pour écrire sur l’intolérance et rendre hommage aux femmes algériennes. Yasmina Khadra est chevalier de la Légion d’Honneur, officier des Arts et des Lettres et a également reçu le trophée Créateur sans frontière de Culturesfrance.

JACQUES TOUBON
Député européen, président du groupement d’intérêt public de la Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration, ancien député de Paris et maire du 13° arrondissement de Paris, ancien ministre de la Culture, ancien ministre de la Justice.

JACQUES MARTIAL
Acteur français de cinéma, de télévision et de théâtre, militant pour l’égalité des chances. Metteur en scène, créateur de la Compagnie de la Comédie Noire. Depuis 2006, il est le président du Parc et de la Grande Halle de la Villette.

MARIE-CECILE ZINSOU
Fille de Lionel Zinsou ; Présidente de la Fondation Zinsou, au Bénin, qui aspire à susciter et à promouvoir le partage de la culture vivante, avec un objectif de diffusion populaire et de reconnaissance universelle de l’art africain.

SAMIRA HANNA-EL-DAHER
Ambassadeur représentante du Liban auprès du Conseil exécutif de l’UNESCO, ancienne présidente du «  Groupe des 77 et la Chine » du chapitre de Paris.

FRANCOISE RIVIERE
Directrice générale pour la culture à l’UNESCO, représentante du Directeur général de l’UNESCO, ancienne Directrice de cabinet du Directeur général de l’UNESCO.

PATRICK ZELNIK
Directeur du marketing international chez Polydor de 1973 à 1980 ; il crée Virgin France en 1980. En 1988, il devient président de la filiale distribution du groupe Virgin et crée sa propre société d’édition en 1997 : Naïve. Depuis 2008, il est également président de la Gaité Lyrique qui ouvrira en 2010.

FRANCOISE BENHAMOU
Economiste, professeur des universités et chroniqueuse à France Culture.. Professeur à l’Université de Paris 13. Elle est membre du Cercle des économistes et Vice-présidente du Comité consultatif des programmes de la chaîne franco-allemande Arte.

PASCAL ROGARD
Directeur général de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Il crée une troupe de théâtre en 1981 dont il s’occupera jusqu’en 2003. Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite, Officier des Arts et des Lettres.

MARIO D’ANGELO
Docteur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, Professeur associé à l’Université de Paris IV, expert en stratégies et management dans le secteur des arts, de la culture et des médias. En 1990, il fonde le Mastère Spécialisé en Management des entreprises culturelles, avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Dijon, qu’il dirige encore aujourd’hui.

BERNARD RAMANANTSOA
Directeur du groupe HEC Paris. Entré en 1979 comme professeur dans le groupe HEC Paris où il avait effectué son MBA après SUPAERO, il accède à la présidence en 1996 et imprime au groupe une forte orientation internationale. En 2006 il est élu directeur du programme CEM (Community european Mangement Schools).

MANUEL MARIA CARRILHO
Ambassadeur du Portugal auprès de l’UNESCO. Député socialiste. Ministre de la Culture de 1995 à 2000 - fondateur du Ministère de la Culture du Portugal. Professeur de l’Université de Lisbonne et auteur de « Rhétoriques de la tragédie » et  « Interrogation philosophique ».

JEAN TARDIF 
Ancien haut fonctionnaire du Ministère des relations internationales, délégué général de Planetagora, animateur du Forum permanent sur le pluralisme culturel, co-auteur avec Joëlle Farchy de « Les enjeux de la mondialisation culturelle ».

Par PlanetAgora
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /2009 15:33

On a vu Stéphane Hessel dans les médias, durant les trois semaines de bombardements sur Gaza porter haut l'indignation que son grand âge ne sait altérer. Stéphane Hessel, infatigable militant pour le respect des Droits de l'Homme, qui il y a deux mois encore était à Gaza. Il ne baisse pas la garde, lui, le vieux sage, ami des Israéliens et des Palestiniens, dernier survivant de la formidable aventure que fut la rédaction de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. C'était en 1948.


Né allemand, français par choix, Stéphane Hessel était alors un jeune diplomate, fringant trentenaire, ancien déporté, ancien résistant. Toujours militant, sa méthode de combat est la conviction. A plus de 90 ans, il poursuit avec ferveur son engagement à travers
le Collegium international éthique, politique et scientifique. Il est membre du Conseil de parrainage du Forum permanent PlanetAgora.


Transcription d'extraits de l'entrevue accordée à Rony Brauman à Paris, le 19 janvier 2009, après l'annonce d'un cessez-le-feu à Gaza
 voir l'entrevue vidéo dans son intégralité : http://cicr.blog.lemonde.fr/2009/01/19/stephane-hessel-infatigable-resistant/


« Le cessez-le-feu est un immense soulagement. La façon dont l'armée israélienne s'est comportée est à son déshonneur total, sa manière de bombarder les femmes et les enfants…Il est encore fragile. Il faut entamer rapidement de vraies négociations entre les Israéliens, la communauté internationale et les Palestiniens.


Un certain nombre d'États - USA -– Israël -– bafouent les principes des Nations-Unies dont ils font partie. Et ce dans l'impunité totale pour Israël Les pays européens n'ont jamais pris la peine de marquer véritablement leur refus de la façon dont Israël bafoue le droit international.


Il est de plus en plus clair que ni Israël seul ni les Palestiniens seuls ne parviendront à une paix sans une pression considérable de la Communauté internationale et notamment des deux pôles que sont les Etats-Unis et l'Union européenne. Le récent rapport de Kenneth Brown montre la responsabilité de l'UE, intimidée par le souvenir de la Shoah, qui n’ose pas imposer à Israël de véritables conditions pour la poursuite des accords économiques et commerciaux avec l'UE, ce dont Israël devrait tenir compte. Nous sommes tous responsables, coupables, de n'avoir pas été plus sévère à propos des violations graves du droit international par Israël depuis 40 ans.


En allant à Gaza il y a deux mois, je n'ai jamais pensé que l'armée israélienne, qui peut être brutale mais qui a un certain sens de l'honneur, pensais-je, aille jusqu'à prendre prétexte de la rupture de la trève par le Hamas, alors que c'est Israël qui l'a rompue le premier le 4 novembre, pour engager une action militaire d'une brutalité incroyable, qui rappelle Srebenica ou la Tchéchénie. Je suis scandalisé, indigné, et très malheureux pour la bonne conscience éventuelle de nous autres Juifs et de l'État d'Israël, bonne conscience qui ne peut pas subsister après les massacres pratiqués dans les 3 dernières semaines.


L'abstention des Américains au Conseil de Sécurité et le fait qu'ils n'aient pas utilisé leur véto est déjà un progrès. Résultat de l'horreur qu'ils ont constaté dans l'action militaire israélienne à Gaza. On peut espérer qu'ils voteront pour une nouvelle résolution et adopteront un comportement différent à l'ONU. On peut espérer une reprise des négociations dans un climat différent, moins favorable à la seule protection de la seule sécurité israélienne, qui n'est concevable à long terme que s'il y a entre Israël et les pays arabes, un véritable État palestinien. Si on refuse de négocier et si on continue à occuper la Cisjordanie et à rendre la vie impossible à Gaza comme c'est le cas depuis 40 ans, il n’y a aucune chance à long terme pour qu'Israël puisse être un État responsable aux yeux de la communauté internationale.


Je continue à militer de toutes mes forces pour que ce problème qui est crucial pour tous, pour le bon renom du judaïsme dans le monde, mais surtout pour la paix au Moyen Orient ne soit pas laissé de côté, mais abordé avec courage et détermination, avec un sens fort du droit international tel qu'il figure dans la Charte de l'ONU.


« Résister c'est créer, créer c'est résister » : c'est une formule qui m'a semblé utile lorsqu'à quelques anciens membres du Conseil national de la résistance pour dire que les grandes volontés populaires se heurtent bien souvent à des réticences gouvernementales. Il faut que les résistants, ceux qui veulent autre chose que le simple ronron des gouvernements, sachent résister et créer par là la politique de demain.

Par PlanetAgora
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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 14:51

PlanetAgora organisait, le 28 avril 2008, un débat à Yaoundé (Cameroun). Le thème de cette série de débats est formulé de façon interrogative : La Francophonie, l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? Voici un extrait de la présnetation des débats par Jean Tardif, délégué général de PlanetAgora :

(...)La réponse n’est pas fournie par le passé. Elle n’est pas forcément positive. Elle ne peut être décrétée. Elle déborde les politiques nationales. Elle doit être élaborée en partant des enjeux du monde actuel. Il s’agit donc moins de s’interroger sur la Francophonie comme une donnée ou encore sur sa dimension institutionnelle qui polarise souvent l’attention des diplomates, -- on a pu le constater récemment à propos de TV5 – mais plutôt sur sa raison d’être face aux défis actuels, sur son cœur de métier. Pouvons-nous apporter des réponses efficaces aux problèmes qui nous interpellent dans ce cadre spécifique qui n’est ni celui de l’ONU, de l’OMC ou des organisations régionales ?

 

Permettez-moi d’expliciter quelques aspects du questionnement proposé avant que chacun n’apporte sa contribution à propos du sujet de chaque table ronde.

 

Serions-nous réunis aujourd’hui autour de questions marginales alors que tant de besoins fondamentaux, la faim, la santé, la paix, etc. ne sont pas satisfaits ? Si la Francophonie suscite si peu d’intérêt alors même que s’agrandit le cercle de ses membres, est-ce parce qu’elle serait une affaire ringarde, une « lumière d’étoile morte » comme le soutenaient des écrivains dans une tribune du Monde en mars 2006 ? Le dernier sommet francophone de Bucarest a suscité très peu d’échos, comme d’ailleurs tous les Sommets, - y compris le G8 - qui ne font plus guère recette : celui de Québec sera-t-il davantage qu’un événement médiatique réussi ? Si la Francophonie n’a ni la vocation ni les moyens de s’occuper de tous les problèmes du monde, quel doit être son projet politique s’il veut être à la fois pertinent et efficace ? Le monde perdrait-il quelque chose d’essentiel si elle n’existait pas ?

 

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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /2008 08:41
La Francophonie : l’une des réponses à la mondialisation culturelle ?
Vendredi 21 mars 2008
9h à 18h30
CERI-SciencesPo  56 rue Jacob, Paris 6e

Télécharger le programme au format .pdf - télécharger le dépliant

Accueil à partir de 9h
 
9h20 – 10h40 Séance d’ouverture 
 
Modérateur : Jean-François SIRINELLI
Présentation du débat : Jean TARDIF
 
Interventions : Christian PHILIP - Hubert VÉDRINE             
Son Excellence M. Abdou DIOUF, Secrétaire général de la Francophonie
 
 
10h45 – 12h30  La Francophonie, la productionet la diffusion des œuvres culturelles
 
Modérateur : Marc-Olivier PADIS 
 
Interventions : Jean-Jacques ANNAUD – Philippe CHANTEPIE - Bertrand COUSIN – Olivier POIVRE d’ARVOR
 
Regard croisé : à confirmer 
 
 
 
14h – 15h30 La Francophonie de l’information et des médias
 
Modérateur : Yvon TURCOT 
 
Interventions : Bernard BENHAMOU – François BONNEMAIN - Guila THIAM
 
Regard croisé : Christian RIOUX 

15h40 – 16h40 La Francophonie universitaire et scientifique
 
Modérateur : Jean TABI MANGA
Intervenants : Astrid von BUSEKIST - Bernard CERQUIGLINI – Ewa KULESZA
Regard croisé : Pierre-Jean BENGHOZI
 
16h50 – 18h La Francophonie comme acteur géoculturel
 
Modérateur : Jean MUSITELLI
Intervenants : Michel GUILLOU – Joseph MAILA - Pierre-André WILTZER – Jean TARDIF
Regard croisé : Michael OBORNE
 
18h05 – 18h30 Synthèse provisoire et suites 
 
Intervenants : Pierre-Jean BENGHOZI - Jean TARDIF
 

Informations :
  
PlanetAgora - Jean Tardif
 
 tél. : 33 (0)1 56 68 03 73  ou 33 (0) 1 77 11 18 74
 
 
   Nicole Otto  tél. : 33 (0)1 44 91 91 38
 
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /2008 13:56
Qu’est-ce que la Francophonie ? Cette question faussement simple se pose en termes bien différents de ceux utilisés par Senghor, Bourghiba, Diori qui ont été à l’origine de son institutionnalisation. « L’ensemble des populations parlant français », communauté culturelle, union géoculturelle, organisation internationale à vocation généraliste, aire d’influence ou laboratoire original qui permettrait de construire l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? Un texte qui invite à y réfléchir et à en discuter avant le Sommet qui se tiendra à Québec en octobre 2008.

Lire le texte de Phan Thi Hoai TRANG et de Michel GUILLOU »

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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /2008 00:06
En Roumanie, la langue française est toujours bien vivante. Après avoir représenté une voie de résistance et d’ouverture, elle a permis à de nombreux écrivains de se faire connaître et apprécier plus largement. Dans l’univers de l’image et avec l’avancée de l’anglais, la Francophonie continuera-t-elle à offrir une alternative à l’uniformisation des modes et des goûts en ouvrant un espace d’échanges culturels fondés sur le dialogue et la réciprocité ?
Lire le texte de Anca PINTEA»
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Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /2008 21:39
Le Vietnam n’est pas un pays francophone comme on le conçoit habituellement. L’environnement francophone y a quasi-totalement disparu. La langue française a cédé la place, et ceci depuis le départ de la France de l’Indochine il y a un demi-siècle, au « quôc ngu » devenu langue nationale ; le français est devenu une langue étrangère largement dépas-sée par l’anglais, langue des affaires et de communication à la fois régionale et internationale.

Lire le texte de Trang PHAN-LABAYS», publié dans la section Les enjeux géoculturels du site www.PlanetAgora.org

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Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /2008 21:37
Les enjeux de la mondialisation culturelle Enregistrement intégral d'une conférence-débat avec Henri INGBERG (Secrétaire général du Ministère de la Communauté française de Belgique), Christophe SIRROS (Délégué général du Québec à Bruxelles), Jean TARDIF (co-auteur de l'essai "Les enjeux de la mondialisation culturelle"), Luc JABON (Scénariste, créateur,... SACD), Roger DEHAYBE (Agence Internationale de la Francophonie)

Écouter ou télécharger

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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /2008 15:36
Intervention lors du débat La Francophonie : l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? organisé par le Forum permanent sur le pluralisme culturel le 21 novembre 2007

Le Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Québec en octobre 2008 est l’occasion idéale de faire le point sur 22 ans de francophonie depuis le premier Sommet, de prendre la mesure du chemin parcouru et de se poser quelques questions existentielles. Tout devrait militer pour faire de la promotion de la diversité dans tous ses aspects le thème principal de cette rencontre. La Francophonie doit se recentrer. Faire le pari du pluralisme culturel lors de ce sommet de Québec serait un engagement pour l’avenir de la Francophonie. Cela manifesterait une assurance en sa capacité d’occuper son espace tout en se faisant accueillante aux autres. Il n’y a pas d’autre réponse à opposer à la mondialisation.

Lire l'intervention de Bernard Descôteaux, directeur du quotidien montréalais Le Devoir

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